Lorient, Parc Expo Lanester
22 Avril 2017

Festival insolent « collection Printemps » 2017

Lorient // 22 avril

 

Le festival insolent fera une nouvelle fois arrêt en gare de Lorient et plus précisément au parc des expositions de Lanester.
Avec une dizaine d’artistes au programme, le festival insolent sera une nouvelle fois placé sous la couleur du reggae avec : TRYO // ALBOROSIE // CHINESE MAN // YANISS ODUA // TAIRO // MANUDIGITAL & JOSEPH COTTON // HILIGHT TRIBE // LE PEUPLE DE L’HERBE // SARA LUGO // GENTLEMAN’S DUB CLUB

Les Horaires

Samedi 22 avril - Ouverture des portes - 18h00
Grand Hall - Sara Lugo - 18h30

Une voix atypique et envoutante, un charme sans égale et un style reggae / soul groove irrésistible, voici comment décrire en quelques mots l’artiste Sara Lugo. Son deuxième album « Hit Me With Music » avec en featuring les Jamaïcains Protoje et Kabaka Pyramid, nous délivre un new roots de qualité autant que de très bons morceaux trip hop / soul / pop magnifiquement produits. Avec une fan base mondiale Sara Lugo se tourne maintenant vers la France où elle a effectué en début d’année 2015 une tournée radio et showcase incluant la radio nationale MOUV’. Laissez vous charmer par la nouvelle voix du Reggae Féminin !

Grand Hall - Gentleman's Dub Club - 19h50

La musique de Gentleman’s Dub Club est électronique, basé dans le Dub, le Ska et le Reggae. Reconnue comme un des meilleurs groupes live du moment sur la scène européenne, Gentleman’s Dub Club est un groupe originaire de Leeds [UK], formé en 2006. Leur premier EP « Members Only » (2009), N°1 sur le chart iTunes reggae UK, a été repris par de nombreux DJ de la BBC – David Rodigan, MistaJam, Rob Da Bank – et diffusé à la radio. S’en suit « Open Your Eyes » (2012) puis leur premier album« FOURtyFOUR » (2013), très bien reçu par la presse et radio Anglaise. Gentleman’s Dub Club revient en Novembre dernier avec « The Big Smoke ». Le premier single « Music Is the girl I love » a été un gros titre pendant l’été 2015 et donne un avant-gout au succès de l’album. Depuis Janvier dernier, le morceau « Earthquake» est en rotation sur NOVA ! Pendant les derniers années, Gentleman’s Dub Club se sont produits sur des festivals majeurs mondiaux comme Glastonbury Festival [UK], Fusion Festival [DE], Ostroda Reggae Festival [PL] Outlook Festival [HR], Sula Fest [IN], Sierra Nevada world music festival [USA]…

Grand Hall - Tryo - 21h30

Les marins vous le confirmeront : naviguer vent debout n’est pas la situation la plus confortable, mais c’est là que l’on reconnaît les bons équipages. Si Vent debout n’est pas un album d’actualité, il est évidemment marqué par le contexte de son écriture et de sa réalisation. Et c’est certainement le plus intemporel des opus de Tryo.

Pourtant, il s’est passé quatre années d’une densité historique énorme – la gauche, les attentats, Nuit debout – au bout desquelles Tryo avait « plus envie d’observer que de donner des leçons », comme le résume Guizmo. « Une envie d’optimisme. » De chanson en chanson, on entend s’exprimer beaucoup d’élans, beaucoup de collectif, beaucoup de « on » qui ne sont pas là comme un substitut à la première ou à la troisième personne du singulier, mais pour faire entendre une première personne du pluriel inclusive, ferme, généreuse.

Christophe Mali reconnaît que c’est peut-être un « souchonisme », mais c’est surtout l’envie de « traiter des sujets graves avec un côté ensoleillé, enjoué, dansant. » Chanter rappelle l’essentiel, d’ailleurs : « C’est là, c’est pas juste des chansons, c’est pour garder la foi / Pas perdre nos illusions / C’est comme ça, nous on en a besoin pour rester avec toi. Pour se sentir humain ». Cette chanson – et les douze autres – rappellent et condensent vingt ans de Tryo, mais s’inscrit aussi dans un moment particulier de notre histoire collective.
Quel album aurait-ce été si Tryo était resté au ras des émotions, des colères, des deuils et des cris accumulés depuis quelques saisons ? Ce n’est sans doute pas par hasard qu’instinctivement est revenu, sur l’essentiel de l’album, le reggae acoustique des débuts. Retour aux sources aussi pour le son des voix, avec beaucoup de chant à l’unisson – mais l’unisson si particulier de Tryo. Les quatre garçons ont calé les voix dès les maquettes, avant de concevoir les arrangements des chansons pour les séances d’enregistrement réalisées avec le fidèle Dominique Ledudal. Et ceux-ci sont très légers : un tout petit peu de basse, une kalimba ou une flûte traversière qui passent fugitivement… Manu Eveno évoque « un retour aux sources de la musicalité de Tryo. »
Guizmo, Christophe Mali, Manu Eveno et Daniel Bravo ne se sont pas retrouvés avec un autre projet qu’aller à l’essentiel. Depuis la sortie de l’album Ladilafé, en 2012, le groupe avait enchaîné les tournées et les chantiers : deux ans de concerts en formule élargie puis une tournée en Allemagne, nouveau territoire à explorer dans la formule originelle du groupe, à quatre sur scène, ce qui avait donné l’envie de se passer de musiciens additionnels pour arpenter les festivals puis les scènes nationales, avant l’enregistrement de l’album de reprises Né quelque part. Belles aventures avant de longues vacances. « Quand on se quitte, on ne se donne pas de rendez-vous. C’est peut-être le secret pour rester vingt ans ensemble », note Christophe Mali.
Il n’y a donc pas d’échéance quand le groupe se retrouve en novembre 2015, après des projets personnels, du repos et de l’écriture, chacun dans son coin. Dès le départ, une évidence : il y aura un nouvel album parce que Tryo a une féroce envie de tourner à quatre. Mais il y a une exigence neuve : que personne n’ait le moindre doute sur aucune chanson. « Dans un groupe, on fait souvent des concessions, explique Guizmo. Mais là, nous avions envie que chaque titre nous plaise à tous, que l’on n’enregistre pas une seule chanson uniquement parce l’un de nous y tient beaucoup. Alors, pour la première fois depuis Grain de sable, peut-être, le choix a été collégial. » Manu Eveno confirme : « Nous avons élevé le degré d’exigence sur le sens et sur le texte, refusé ce qui était simpliste, manichéen, imprécis. » Daniel et lui n’écrivent pas mais ont passé toutes les chansons au double filtre de la gravité des thématiques et de l’énergie positive que veut incarner Tryo.

Christophe et Guizmo ont donc dû se convaincre mutuellement, mais aussi soumettre leurs compositions et leurs textes à l’avis des autres. C’est ainsi que, pour la première fois, les deux prolifiques auteurs-compositeurs de Tryo ont collaboré dans l’écriture de chansons, Christophe Mali cosignant les paroles de trois titres avec Guizmo, qui a aussi mis en musique deux de ses textes. Ainsi de la naissance de La Demoiselle, chanson née d’une envie de Guizmo de parler du handicap, sur laquelle travaille aussi Jérôme Briard, du duo le Pied de la Pompe, avec qui il partage des projets, et dans lequel Christophe Mali apporte un magnifique personnage de jeune femme vivante et solaire, à contresens des clichés. Ou quelques images poétiques venues tempérer la ferveur militante de Watson, portrait du combattant de la cause océanique…
À l’été 2016, pour la première fois, Tryo est parti en tournée avant la sortie de l’album. Celui-ci a été précédé par le dévoilement sur internet du clip de Soufflez, avec une apparition de l’ami Renaud et de grands drapeaux multicolores, que l’on retrouve désormais sur scène, dans un message universel, organique et ouvert.

Plusieurs des chansons neuves ont été créées dans des festivals de dimensions que Tryo n’avait plus fréquentées depuis un moment. Cela a permis de voir que le public danse beaucoup sur Rassurez Finkielkraut et que les briquets sortent facilement sur Le Petit Prince – « j’y suis parfois de ma larme », avoue Guizmo, qui a mis en musique le texte bouleversant de Mali…
Les quatre de Tryo savent que cet album aura un chemin sur les radios avec certaines chansons et un autre chemin sur les réseaux sociaux et chez les fans – « un chemin plus engagé, plus rugueux », dit Christophe. Car ils ne confondent pas réconfort et tiédeur, consolation et murmure. Leur retour à l’essentiel est combatif, fervent, souriant, vif. Ce n’est pas seulement un sourire qui aide à dissiper les nuages, il est comme un cap tenu dans la tempête. Et surtout comme le sentiment qui saisit les équipages qui affrontent la grosse mer, vent debout – cela s’appelle fraternité.

Grand Hall - Chinese Man - 23h40

Groupe, label, confrérie… dur de désigner au mieux les trois acolytes du Chinese Man. Un chef de favela brésilien à la coiffure extravagante du nom de Zé Mateo, un moine bouddhiste spécialisé dans l’euthanasie alias SLY et un gangster polonais de Long Beach près de Lyon, le bien connu High Ku… Voici le peu d’informations rassemblées par les autorités chinoise après plus d’une 10aine d’années d’enquête internationale.

Grand Hall - Alborosie - 01h35

On le sait depuis des années, le Reggae n’est plus réservé à une certaine couleur de peau ou une nationalité. Ayant toujours défendu un message universel, la culture qu’il représente a largement dépassé les frontières de Jamaïque. Le succès mondial d’Alborosie illustre parfaitement cette redistribution des cartes. Né en Sicile, il rassemble tous les aspects de l’artiste reggae en ascension, une tête d’affiche qu’on s’arrache qui a composé, écrit, joué et produit une succession d’albums remarqués depuis son opus « Soul Pirate » sorti en 2008. Il revient aujourd’hui au niveau où on l’attendait, avec un album « à l’influence dub marquée et des incursions dans le dubstep et l’électro sur certains morceaux », commente son auteur. “C’est une sorte de concept-album » expliquet- il. « Dans la plupart de mes disques, tu trouves forcément du roots, du rub-a-dub, du ska, mais cette fois j’ai cherché plus d’homogénéité. C’est pour moi une nouvelle aventure, dans le texte aussi. Je me suis comme toujours chargé de tout. Le Reggae est une musique sociale alors j’évoque les politiques, l’amour et la revanche, mais avant tout la liberté et le feu (Freedom & Fyah). Tu trouveras ici des chants de liberté mais il te faut traverser le feu parce que certaines personnes nous aiment et pas d’autres. Je ne peux donc pas prétendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il faut savoir se battre et c’est ce que je fais dans des morceaux comme Poser. Cette chanson dénonce les hypocrites. Les gens (et je n’ai pas peur de m’inclure) aiment donner une bonne image mais s’il on y regarde à deux fois, ils sont loin d’être irréprochables. Nous sommes humains, faisons tous des erreurs, la vie est ainsi faite. » Poser, sorti en 1er single, est une des bombes de l’album. L’autre hit est Rocky Road qu’on trouve ici dans une version différente du single. Dans le clip, Alborosie apparaît en vieil homme à la barbe grise, regardant le film de sa propre vie, enfant, adolescent puis jeune homme avant de voir apparaître fils et petit-fils à l’image. Le message est profond, faussement espiègle abordant la question fondamentale de la vie et la mort. Il livre ici des morceaux roots aux lyrics Rasta sans concession avec Can’t Cool et Judgement et Cry, qui fustigent les gunmen qui ont fait de Kingston un champs de bataille. Sur Rich, il rappelle que l’argent ne fait pas le bonheur et nous ramène dans les 80’s sur Everything quand les riddims des Roots Radics régnaient sur les dancehalls. Travaillant dans son propre studio (Schengen Studio) à Kingston, aux pieds des montagnes, il utilise un équipement vintage analogique autant que les dernières technologies. Alborosie excelle quand il s’agit de redonner vie au old school – pas en copiant ce qui a déjà été fait mais en le remettant au goût du jour. Il l’a prouvé avec succès par le passé et est maintenant reconnu pour ce savoir-faire. Cela n’a pas toujours été le cas. Quand ses morceaux ont atteint le sommet des charts, les promoteurs locaux ont pris un malin plaisir à dire que ce reggae authentique était avant tout pour le public européen. l’Histoire a montré le contraire et le succès de Jamaïcains comme Chronixx ou Protoje prouve que le roots est redevenu populaire. “Pupa Albo” est malgré lui le pionnier du mouvement aujourd’hui appelé « Reggae Revival ». Il invite d’ailleurs Protoje sur Strolling, qui s’apparente pour Alborosie à un reggae-western. “J’ai connu Protoje bien avant que son nom circule, d’ailleurs tous les gens avec qui je travaille sont des frères, il y a une relation privilégiée entre nous. C’est aussi le cas pour Ky-mani Marley qui occupe une place prépondérante dans l’album. Il est venu au Gee Jam Studio quand j’y travaillais et la vibe est tout de suite passée. Il est enfant de la Musique et la musique est aussi en moi, collaborer a été d’une facilité étonnante”. Ky-mani et Protoje sont deux artistes majeurs mais Alborosie sait mettre de jeunes talents à l’honneur. C’est le cas avec Sandy Smith, une des choristes d’Albo qui a connu le succès avec leur duo No Joking Thing (2013). “J’adore sa voix » dit-il. « Nous chantons ici ensemble sur Carry On et ça match parfaitement. Elle est superbe et très sensuelle, j’aurai pu faire un single-radio mais j’ai décidé de la mettre sur un gros dub militant car après tout c’est comme ça je conçois cette musique, c’est une mission. Nous la faisons pour aider les gens à créer un environnement meilleur. Reggae-music est comme un livre – un livre de vie – duquel nous devons nous inspirer. » Son autre invitée-surprise est aussi jamaïcaine et peu la connaissent en dehors du cercle d’Alborosie. “Elle s’appelle Sugus et a une voix incroyable, il fallait que je l’enregistre ! Elle est pour moi la version féminine d’Horace Andy. Elle chante depuis longtemps et a posé des choeurs dans les 70’s avec Dennis Brown ou Gregory Isaacs. She’s an elder, y ‘know? C’est en fait la grand-mère de ma petite amie, mais elle a le timbre que je recherchais”. Sugus apparait sur Zion Youth – chant de ralliement pour tous les combattants Rastas d’aujourd’hui – et également sur Fly 420 – parfaite fusion entre reggae classique et dub-step. Depuis 2001 et son installation sur l’île, Alborosie n’a jamais autant voyagé. C’est dès la sortie de ses premiers hits Kingston Town et Herbalist que l’artiste a gagné la reconnaissance de ses pères, mais son aura n’a cessé de se développer depuis sa signature chez VP Records / Greensleeves en 2009, leur livrant le cultissime album « Escape From Babylon ». Le visuel le montrait guidant les musiciens du monde entier, les arrachant aux ruines du monde moderne, à la manière d’un Moïse guidant le peuple à la Terre Promise. Huit ans plus tard, on retrouve cette même vision dans les mots du prêcheur jamaïcain le Reverend Rohan Treleven déclamant un vrai manifeste en introduction de l’album Freedom & Fyah : “La musique est en toi” scande-t-il. “Tu vas parler à ta génération mais grâce aux mots du Dieu vivant, tes mots seront à la gloire de Dieu et tu feras en sorte de construire et d’unifier l’Humanité”. De tels mots conviennent parfaitement à Alborosie, ajoutez à cela la Promesse – énoncée par une voix semblant venir de l’au-delà – « tu trouveras ta place et sera une bénédiction pour le peuple » (“You will take your place and be a blessing to your generation.”)

Petit Hall - Yaniss Odua & Artikal Band - 18h45

YaniSs Odua vient de fêter ses vingt ans de carrière et il nous offre avec son nouvel album « Moment Idéal » un véritable petit bijou musical. Douze titres de Reggae pur agrémentés de vibes parfois latinos, parfois urbaines, toujours universelles, qui posent le chanteur martiniquais comme l’une des voix de l’année avec laquelle il faudra compter. Peu d’artistes possèdent comme lui dans leur répertoire un hymne reggae incontournable tel que l’anthologique morceau «La Caraïbe». Avec «Rouge, Jaune, Vert» et «Chalawa», ses nouveaux singles, il ajoute 2 nouveaux Hits à son répertoire qui
font déja des ravages en live. Artiste multi-cartes ayant démarré sur scène à l’âge de 12 ans, il a, depuis 2002 et la sortie de son album «Yon pa Yon» (Sekel/SonyMusic) unanimement salué par la critique, participé à l’aventure du label Legalize Hits, sur lequel il sortira le projet « High Tunes », nominé aux Trophées des Arts Afro-Caribéens, et « Hit 2 Hits » qui a remporté le trophée du Meilleur Album de l’Année 2008 aux Victoires du Reggae. Véritable show man, il a déjà donné plus de 800 concerts
et tourne inlassablement depuis le début de sa carrière en séduisant le public Reggae francophone mais également une plus large audience comme le prouvent les duos qu’il a posé régulièrement avec des artistes de la carrure de Tiken Jah Fakoly, ou bien encore Ky-Mani Marley. Son Moment Idéal Tour est un véritable succès et après plus de
150 dates depuis la sortie de son album, il sera cet été sur les plus gros festivals de France, d’Europe et du Canada, toujours accompagné de son groupe Artikal Band.
Pas de doute, YaniSs Odua est l’artiste français à suivre pour cette année 2016, et pour encore bien des années !

Petit Hall - Le Peuple de l'herbe - 20h30

Rester à l’écoute. Rester en éveil. Ou bien Rester simplement humain. Et puis Résister à l’air du temps. Même « un soir de vague à l’âme ». Rester à l’écoute. Déjà de soi-même. Et de ce nouvel album du Peuple de l’Herbe, qui distille en vous son message avec la détermination de l’humanisme et avec la clarté de l’intelligence. Laisser ensuite la rétroaction sonore opérer. Puis onduler sereinement du bassin avant de rejoindre la station terminus. Celle d’un monde qui tourne définitivement à l’envers. Résister. Autant avec des mots justes que des notes qui dissonent. Refrain populaire, jamais populiste. Bien au-delà des frontières. Mentalement et musicalement érigées. Oui le groupe est désormais au-delà. Forcément plus mature mais surtout riche de toutes les influences – Rap, Rock & Roll, Funk, Électro & co – qu’il a su complètement digérer au fil du temps. Hymne au métissage des musiques et des hommes. Entre puissance de l’instrumentation et profondeur de l’écrit. Le Peuple de l’Herbe a peut-être finalement atteint aujourd’hui le Next Level qui donnait un titre à son précédent disque.
Ainsi Le Peuple parle à l’oreille du Peuple. Et ça fait quasiment vingt ans que ça dure, depuis le premier maxi (PH Thème) jusqu’à ce déjà 8e opus – Stay Tuned – qui aurait méchamment tendance à nous secouer corps et âme. Tant par son coté déclinaison musicale du Gravement Groove en mode mid tempo complètement assumé, que par des textes et des messages, parfois subliminaux, qui génèrent un sacré remue-méninges à l’intérieur. Sûrement l’album du Peuple de l’Herbe le plus personnel à ce jour, et pourquoi pas le plus abouti. Le plus fouillé et le plus « mastodonte ». En 12 titres à l’unité criante.
La recette de cet International Sonic Crossover est pourtant toujours sensiblement la même : une section rythmique qui groove au-delà du raisonnable, une avalanche de scratches, samples et bruitages multicartes comme une marque de fabrique, des cuivres qui surviennent toujours sur un tapis de velours, et depuis deux albums, des guitares comme si il en pleuvait. Et dont le spectre en terme de styles semble sans limite. Parfois surf option Pulp Fiction (Abuse), ou bien blues du Delta (Nameless Victim et Le Silence), voire carrément noisy rock (Who’s got It et Beautiful Swing) et même rock clairement mélodique (Only a Few).
Et puis trois « putain » de beaux parleurs, accessoirement bêtes de scène, qui vous rappelleront si besoin et en temps voulu, que le Peuple de l’Herbe donne toujours sa pleine mesure sur les planches (Découverte Scène en 2002 et hystérie collective depuis).
JC001, l’ineffable beat box man anglo-indien qui multiplie les prises de position sans concession, et spécialement sur Refugee (Another nameless refugee. Could be you or it could be me. Turn the table, let’s see how we react to our inhumanity).
Marc Nammour chanteur de la Canaille, qui a du tomber dans une marmite de spleen Baudelairien quand il était petit, tant ses textes sont d’une justesse poétique et d’une force synthétique à vous hérisser le poil. Notamment lorsqu’il vous raconte un vendredi soir de novembre 2015 (V13), passé à dialoguer avec une parcelle de zinc (Ce soir il pleut dans la tète du Peuple). Enfin le nouveau venu Oddateee, MC new-yorkais, dont le flow limpide nous ramène aux plus belles heures du Rap visionnaire, quelque part entre Public Enemy, Dalëk et Urban Dance Squad, entre oldskool et novo hip hop.
Ainsi, avec la Grinta qui caractérise généralement les jeunes loups, le Peuple de l’Herbe a aujourd’hui indubitablement trouvé sa voie et ses voix. À grand renfort de groove mid tempo rentre-dedans, et parfois de dérapages rythmiques parfaitement maîtrisés. Un groupe qui nous rappelle également, que malgré sa bonne humeur communicative (Who’s got it) et son penchant naturel et scénique pour débrider les foules, il n’est pas seulement là pour amuser la galerie. Stay Tuned. Ça nettoie parfaitement les oreilles.

Petit Hall - Taïro - 22h15

Auteur-compositeur interprète multi-facettes, Taïro évolue dans l’univers de la musique au gré de ses envies. Dans « Reggae Français », son nouvel album, sa plume précise et poétique aborde les thèmes brulants qui nous rappellent que le reggae reste une musique de combat. Avec plus de 20 ans de carrière derrière lui, Taïro est aujourd’hui la référence en matière de Reggae/Dancehall en France et nous promet une tournée qui s’annonce chargée de vibrations positives.

Petit Hall - Manudigital & Joseph Cotton special guest - 23h45

« Issu d’une famille de musiciens, Manudigital commence la basse à l’âge de treize ans, accompagné de ses deux frères guitaristes. Il intègre son premier groupe de reggae en 1994 grâce auquel il découvre la scène et le public. Rejoignant d’ autres formations, il fait ses premières armes sur les scènes yvelinoises. Attiré depuis toujours par la culture jamaïquaine et sa profusion de styles et de formes, ManuDigital décide de monter, accompagné de quelques proches, son propre Sound System. Il en occupe la place de Selecteur et fait ses preuves pendant plus de quatre ans dans une émission radio hebdomadaire dédiée au reggae. A l’age de 19 ans, la passion et l’envie de se professionnaliser lui font intergrer une grande école de jazz pour perfectionner son jeu. Il en sort quatre ans plus tard enrichi de théories et de techniques issues de tous les univers musicaux. Parallèlement à sa formation, ManuDigital accompagne en live les plus grands noms du reggae francophone qu’il soit aux platines ou derrière son instrument, et s’affirme en tant que bassiste professionnel. Également compositeur, il participe à l’enregistrement de nombreux albums, singles, 45 tours internationaux et francophones. Mélomane et versatile, il évolue au fil des rencontres dans de nombreux styles musicaux lui permettant d’écumer les plus grandes scènes françaises. En 2010, il entre comme bassiste titulaire dans un groupe de renommée internationnale grace auquel, encore aujourd’hui, il se produit dans le monde entier. A partir de 2012 Manudigital s’affirme de plus en plus dans le milieu du reggae en
tant que compositeur « riddim maker ». Il créer des concepts comme les « digital session » ou le beatmaker s’entoure d’artistes français et internationaux comme pupajim, General levy ou encore Soom T, sur un riddim joué avec le mithyque « Sleng Teng Keyboard » Fin 2013 après avoir réalisé des morceaux pour Biga* ranx comme « Storm dance » sur l’album « Good morning midnight », ils partent ensemble en tournée dans toute la France. En 2014 Manudigital enchaine avec la réalisation du troisième album de Biga* Ranx « Nightbird » et continué d’écumer les scènes de France ainsi que les plus gros festivals. Parallèlement Manudigital est très actif en studio et compose de nombreux albums et single pour les labels tel que : X ray production, baco records, flash hit records, jamafra records, tiger records, irie ites, Greatest Friends Grâce à son savoir faire Manudigital collabore avec des grands noms du reggae internation comme Sizzla, Jah Mason, Skarra Mucci, General Levy etc 2015 signe un tournant dans la carrière de Manudigital il connait un grand succès grâce à ses nouveaux concepts vidéo comme les Inna Mi Room et Back Inna Days, élaborant ses remix dans son studio. En octobre de cette même année sortent les 3 volumes d’une série d’EP intitulé « Digital Lab » dont chaque maxi est composé de titres en collaboration avec différents MC ( George Palmer, Peter Youthman et Marina P ) En 2016 Manudigital prendra la route pour défendre son 1 er album lors d’une tournée mondiale et présentera son propre projet live-vidéo. Un concetp audacieux et ultra novateur mélangeant un live machine à une création vidéo originale. Le célèbre beatmaker ne se contente pas de jouer sa musique en live mais projette également sur écran des images exclusives de ses collaborations avec différent chanteur, qui donne un côté interactif et nous permet de plonger toujours plus dans l’univers de Manudigital.

Petit Hall - Hilight Tribe - 01h30

A l’aube d’une nouvelle ère, Hilight Tribe brise les frontières avec leur Live Natural Trance 100% explosif qui déchaine les dancefloors de France et d’ailleurs.
Depuis plus de 10 ans, la « Tribe » répend le message de la Natural Trance ou « Techno Accoustique » à travers un mode de vie proche de la Terre et conscient des technologies actuelles. Avec 7 albums, 1 DVD, 5 clips et 600 concerts à leur actif, les Hilight Tribe innovent dans un son électro instrumental où fusionnent Guitare, Basse, Batterie, Voix Congas, Djembé, Didgeridoo et autres percussions ou instruments à cordes originaires des quatre coins du monde.
Ces cinq musiciens et leur ingénieur son vivent entre l’île de France, la Bretagne et les
Baléares mais se sentent avant tout citoyens du monde dans un esprit d’unité entre les pays et les cultures.
Sur scène, la Tribe déploie une énergie survoltée afin de créer une osmose entre musiciens et public, rythme et danse, sons futuristes et cadences tribales, le tout dynamisé par un puissant « kick-bass ». Chaque instrument est joué en temps réel et relié à des capteurs ou effets, créant ainsi une alchimie entre sonorités modernes et ancestrales.
Précurseurs d’un style devenu un courant musical, les Hilight Tribe vous invitent à un
voyage au delà du temps et de l’espace ou l’esprit du Roots vient guider le monde
moderne vers le chemin de la Trance…

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Infos Pratiques

BILLETTERIE

Tous les tarifs s’entendent hors frais de location

Samedi 22 avril 2017 LORIENT : 38.00 euros

 

POINTS DE VENTE :

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www.digitick.com

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CONTACT

REGIE SCENE / Téléphone : 02 98 30 30 15 / Fax :02 98 30 30 16

Objets Interdits

Caméras, appareils photos, bouteilles. Service sur place (paiement par CB, consignes…)

Perdu/Trouvé

Les objets trouvés pourront être récupérés sur le site.

COMMENT VENIR ?

Festival insolent « collection printemps » 2017 à LORIENT : 286 Rue Rouget de Lisle, 56600 Lanester

COVOITURAGE

Pensez au covoiturage pour venir au festival. Consultez les annonces de covoiturage sur l’agenda blablacar : www.covoiturage.fr